Prescription infirmière : où en est la réforme après l'avis de la HAS ?
- A2B MEDICAL
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L'avis rendu par la Haute Autorité de Santé le 11 juin 2026 était particulièrement attendu par la profession infirmière. Prévu par la loi du 27 juin 2025, le futur arrêté sur la prescription infirmière doit préciser ce que les infirmiers pourront réellement prescrire ou renouveler dans leur pratique.
Si la HAS a donné un avis favorable, plusieurs réserves ont immédiatement suscité des réactions chez les représentants de la profession. Certains y voient une avancée majeure, d'autres craignent que le texte final limite la portée de la réforme.
Alors que dit réellement cet avis ? Pourquoi fait-il débat ? Et quelles sont les prochaines étapes avant l'entrée en vigueur de la prescription infirmière ?

Sommaire :
Une étape clé dans l'application de la loi infirmière de 2025
La prescription infirmière est déjà inscrite dans la loi
Depuis la réforme de 2025, les infirmiers disposent d'un cadre légal leur permettant de prescrire certains produits de santé et examens complémentaires. Toutefois, cette possibilité ne peut devenir pleinement opérationnelle qu'après la publication d'un arrêté précisant les listes concernées.
Pourquoi l'avis de la HAS était indispensable
Avant la publication de l'arrêté, le ministère a sollicité l'avis de la HAS sur les produits de santé et les examens complémentaires que les infirmiers pourraient prescrire ou renouveler. Cet avis constitue donc une étape réglementaire importante, même s'il ne marque pas encore l'aboutissement du processus.
Un avis favorable sur le principe
Contrairement à certaines inquiétudes exprimées ces derniers mois, la HAS ne remet pas en cause le principe même de la prescription infirmière. Son avis est favorable et reconnaît la légitimité de cette évolution des compétences.
Des ajustements demandés avant la publication de l'arrêté
La HAS formule néanmoins plusieurs demandes. Elle estime notamment que certaines fréquences de prescription ou de renouvellement doivent être davantage précisées. Elle insiste également sur la nécessité d'assurer la traçabilité des prescriptions et le partage d'information avec les autres professionnels de santé.
Pourquoi certaines organisations infirmières restent prudentes
Un avis favorable qui soulève des interrogations
Pour plusieurs représentants de la profession, le débat ne porte plus sur l'existence de la prescription infirmière mais sur son périmètre réel. Les discussions concernent désormais les produits, examens et situations cliniques qui seront effectivement inclus dans le texte final.
Le risque d'un décalage entre la loi et ses textes d'application
Plusieurs acteurs du secteur rappellent que la réforme de 2025 visait à renforcer l'autonomie clinique des infirmiers. Ils s'interrogent donc sur l'équilibre à trouver entre sécurisation des pratiques et limitation des nouvelles compétences prévues par le législateur.
Une question de place dans le parcours de soins
Un débat qui dépasse la simple liste des produits autorisés
Les réactions observées après l'avis de la HAS montrent que l'enjeu est plus large qu'une liste de dispositifs médicaux ou d'examens complémentaires. Les discussions portent également sur la reconnaissance du raisonnement clinique infirmier et sur la capacité des infirmiers à intervenir plus rapidement auprès des patients.
L'objectif affiché : fluidifier l'accès aux soins
Les partisans de la réforme estiment que certaines prescriptions pourraient éviter des consultations médicales uniquement destinées à obtenir un renouvellement ou un examen déjà justifié par la situation clinique du patient.
Que faut-il attendre maintenant ?
L'arrêté définitif est toujours attendu
L'avis de la HAS ne constitue pas le texte définitif. Le ministère doit désormais arbitrer les différents points soulevés avant la publication de l'arrêté final qui fixera précisément les possibilités de prescription et de renouvellement ouvertes aux infirmiers.
Ce que les infirmiers peuvent retenir aujourd'hui
À ce stade, une certitude se dégage : la prescription infirmière poursuit son chemin réglementaire. En revanche, le contenu exact des futures listes de produits de santé et d'examens complémentaires reste encore en cours de finalisation.
Conclusion
L'avis rendu par la HAS marque une avancée importante dans la mise en œuvre de la prescription infirmière. Favorable sur le principe, il confirme la dynamique engagée par la réforme de 2025 tout en demandant plusieurs ajustements. Les débats observés ces derniers jours montrent que la question n'est plus de savoir si les infirmiers pourront prescrire, mais jusqu'où ira concrètement cette nouvelle compétence lorsque l'arrêté définitif sera publié.
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